Demission reconversion salaire

Accueil›Reconversion professionnelle›Demission reconversion salaire Démission reconversion salaire : l’ARE à la place du maintien Tu te prépares à démissionner pour te reconvertir et tu te poses la question du salaire. Ce que beaucoup de candidats à la reconversion découvrent trop tard : pendant la démission-reconversion, ton salaire n’est pas maintenu. Il est remplacé par l’ARE — l’Allocation de Retour à l’Emploi — dont le montant tourne autour de 57 % de ton salaire de référence. C’est une différence fondamentale avec le Projet de Transition Professionnelle (PTP), où Transitions Pro prend en charge le maintien intégral du salaire. La confusion entre ces deux dispositifs est l’une des premières erreurs observées par l’agence Kar’Ma, labellisée Activatrice France Num par la Direction Générale des Entreprises (DGE/Bercy), sur les porteurs de projet rencontrés. Résultat : un budget de reconversion bâti sur des chiffres erronés, un creux de trésorerie non anticipé, parfois une formation abandonnée en cours de route. Cet article t’explique comment l’ARE est calculée, combien de temps tu la touches, et ce qui se passe si tu travailles partiellement pendant ta formation — un terrain particulièrement miné côté déclarations. Démission-reconversion et PTP : deux règles de rémunération opposées Comment est calculée ton ARE pendant la démission-reconversion Le piège du cumul ARE + revenu partiel pendant la formation Anticiper le creux de salaire avant de démissionner FAQ Démission-reconversion et PTP : deux règles de rémunération opposées Avant de calculer quoi que ce soit, il faut clarifier un point de vocabulaire qui brouille toutes les projections financières. Il existe deux dispositifs permettant de se former en touchant une rémunération : le Projet de Transition Professionnelle (PTP) et la démission-reconversion. Ces deux voies mènent à la formation, mais elles n’ont absolument pas le même impact sur ton compte en banque. Avec le PTP : ton salaire est maintenu par Transitions Pro Le PTP — anciennement CIF — est le dispositif phare du maintien de salaire. Tu restes salarié de ton entreprise pendant la formation. Transitions Pro finance ta rémunération auprès de l’employeur, à hauteur de ton salaire brut plafonné selon la durée de formation (100 % jusqu’à un an, puis dégressif). Pour aller plus loin, consulte notre article sur le maintien de salaire via le PTP et ses conditions précises de prise en charge. L’avantage du PTP : tu conserves ton statut de salarié, ta mutuelle d’entreprise, ta protection sociale, et ta fiche de paie ne change pas. L’inconvénient : la sélectivité. Transitions Pro instruit les dossiers selon l’enveloppe disponible et la pertinence du projet. Les délais dépassent souvent six mois, et tous les projets ne passent pas. Avec la démission-reconversion : c’est l’ARE qui prend le relais La démission-reconversion repose sur un principe différent. Tu démissionnes — tu perds ton statut de salarié — et tu t’inscris à France Travail. C’est l’assurance chômage qui prend le relais, pas l’employeur, pas Transitions Pro. Pour comprendre les conditions d’accès au dispositif, consulte notre guide sur tout sur la démission-reconversion — notamment les 1300 jours d’affiliation obligatoires. Dans ce cadre, le montant que tu perçois est l’ARE, calculée sur ta situation personnelle. Ce n’est pas un pourcentage fixe appliqué à ton dernier salaire mensuel — c’est une formule qui intègre ton salaire journalier de référence, avec un plancher et un plafond. Le résultat est systématiquement inférieur à ton salaire net habituel. Pourquoi cette différence change tout pour ton budget de reconversion Sur un salaire net de 2 200 € par mois, la différence entre un maintien PTP (2 200 € perçus) et une ARE à 57 % (environ 1 250 €) représente près de 950 € de ressources manquantes chaque mois. Sur une formation de 12 mois, c’est plus de 11 000 € de delta à absorber. Sans anticipation, c’est un mur financier. C’est pourquoi la question « démission reconversion salaire » doit être posée et chiffrée avant tout engagement, pas après avoir remis la lettre de démission. Et pour comprendre les obligations pratiques côté inscription et suivi, l’article sur démission reconversion et France Travail complète ce tableau. Comment est calculée ton ARE pendant la démission-reconversion Le calcul de l’ARE n’est pas intuitif. Il ne se fait pas sur ton dernier salaire mensuel net, mais sur un salaire journalier de référence reconstruit à partir de tes bulletins de paie. Voici comment ça fonctionne concrètement. La base de calcul : salaire de référence des 12 derniers mois France Travail retient l’ensemble des salaires bruts perçus au cours des 12 mois précédant ta date de démission — ou des 24 derniers mois si cela est plus favorable. Sont exclus de cette base : les primes de départ, les indemnités de rupture, les remboursements de frais professionnels, et les sommes versées au titre de l’épargne salariale non soumises à cotisations. Les primes annuelles, 13e mois, primes de performance entrent dans le calcul si elles ont bien été soumises à cotisations. Ce total brut est divisé par le nombre de jours calendaires de la période. On obtient ainsi le SJR — Salaire Journalier de Référence. C’est sur ce SJR que s’applique le taux d’ARE. Le montant approximatif : 57 % environ, plancher et plafond Le montant journalier de l’ARE correspond au plus élevé des deux résultats suivants : 57 % du SJR ; 40,4 % du SJR + une partie fixe journalière révisée périodiquement par les partenaires sociaux. En pratique, pour la grande majorité des salaires, c’est la première formule (57 %) qui s’applique. Un plancher minimal garantit que personne ne tombe sous un montant de subsistance. Un plafond est fixé à 75 % du SJR. Exemples de calcul pour des profils courants : Salaire brut mensuel 2 000 € → SJR ≈ 65,75 € → ARE journalière ≈ 37,50 € → ARE mensuelle ≈ 1 140 € Salaire brut mensuel 2 500 € → SJR ≈ 82,20 € → ARE journalière ≈ 46,85 € → ARE mensuelle ≈ 1 425 € Salaire brut mensuel 3 500 € → SJR ≈ 115,07 € → ARE journalière ≈ 65,60 € → ARE mensuelle ≈