
Gabriel Catallo : du terrain de football à la plateforme qui veut devenir le « Doctolib du sport »
Il y a des entrepreneurs qui se racontent avec aplomb, et d’autres qui préfèrent laisser parler le travail. Gabriel Catallo appartient à la seconde famille — celle des discrets, des perfectionnistes, de ceux qui avancent tête baissée plutôt que de se mettre en avant.
« Jeune homme vraiment pas très bon quand il faut parler de soi. Travailleur et perfectionniste. »
C’est ainsi qu’il se décrit. Et paradoxalement, c’est cette humilité-là qui rend son parcours intéressant : celui d’un passionné de football qui a transformé son amour du terrain en projet d’entreprise, Sportolife, la plateforme qui veut connecter coachs et sportifs.
Une vie construite autour du ballon
Le parcours de Gabriel a toujours tourné autour du sport, et plus précisément du football.
→ huit ans en sport-étude, en tant que joueur → trois ans en club professionnel, comme coach et recruteur → puis l’envie, plus forte que tout, de créer pour aider
Le football n’a pas seulement été son métier. Il a été son école de vie, le lieu où s’est forgée une exigence qu’il porte aujourd’hui dans l’entrepreneuriat.
Partir de zéro dans un monde inconnu
Quand Gabriel se lance, il quitte un terrain qu’il maîtrise pour un territoire totalement nouveau.
Du jour au lendemain, il doit tout apprendre :
→ le légal, le comptable, le juridique → le marketing, la communication, le développement → et le terrain, encore et toujours
« Le premier défi a été de partir de 0 dans un monde qui m’intéressait mais qui m’était inconnu. »
Cette première année de création de Sportolife reste la plus marquante de son parcours. Avec son lot d’événements, souvent plus négatifs que positifs, mais qui ont forgé l’histoire et le récit du projet. Car chez Gabriel, les difficultés ne sont pas des accidents : elles font partie de la trame.
Sportolife : le « Doctolib du sport »
L’idée tient en une phrase, et elle a le mérite de la clarté :
« Sportolife, c’est le Doctolib du sport. »
Concrètement, une plateforme de mise en relation qui connecte les coachs et les sportifs. Un outil pensé des deux côtés du sifflet — pour aider l’athlète à trouver le bon accompagnement, et pour aider le coach à développer son activité.
Une vision née de l’expérience : Gabriel a été joueur, il a été coach, il a été recruteur. Il connaît les deux faces du besoin parce qu’il les a vécues.
Le défi du décollage
Là où beaucoup placeraient leurs réussites, Gabriel reste prudent — presque trop.
« Je ne pense pas en avoir pour l’instant. »
Cette réponse, désarmante de sincérité, en dit long sur sa philosophie. Pour lui, le plus dur ne se joue pas dans la construction passée, mais dans le présent : maintenant que tout est en place, il faut réussir à faire décoller l’avion.
→ aller chercher les premiers coachs → entretenir la dynamique actuelle → et laisser le reste définir le long terme
Pas de plan grandiloquent, pas de promesse démesurée. Juste une obsession : faire au mieux, sans jamais se satisfaire.
Le travail comme valeur cardinale
Si vous demandez à Gabriel d’où il tient son énergie, il vous parlera des siens.
Ses parents et ses grands-parents, d’abord, qui lui ont transmis les valeurs qui le caractérisent : le travail, la persévérance, l’humilité. Ses proches, ensuite — ces amis qu’il considère comme des frères, et qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent.
« Ce sont eux qui me tirent vers le haut. »
Le sport, lui, reste bien plus qu’un travail : un besoin. Et au-dessus de tout, une priorité simple : faire sourire les gens qu’il aime.
La leçon d’un perfectionniste
Gabriel l’admet : donner des conseils n’est pas son exercice favori, lui qui peine déjà à parler de lui-même. Mais quand il s’y risque, sa réponse résume toute sa démarche :
« Il faut avant tout être humble et travailler sans jamais se satisfaire, pour aller chercher toujours plus. »
Une ligne de conduite qui vaut autant sur un terrain que dans une startup.
L’audace selon Gabriel
L’audace de Gabriel n’est pas celle des grands discours. C’est celle, plus rare, de quitter ce que l’on maîtrise pour se confronter à l’inconnu.
Son audace réside dans cette capacité à :
→ transformer une passion en projet d’entreprise → tout réapprendre, du droit au marketing, sans renoncer → rester humble au moment précis où il faudrait se vendre
Participer à AUDACE est d’ailleurs pour lui un premier exercice : celui de prendre du recul sur Sportolife, et d’accepter, enfin, de raconter son histoire.
Chez AUDACE, nous croyons à ces parcours qui avancent dans le travail plutôt que dans le bruit.
Gabriel incarne cette audace-là : celle de bâtir patiemment, avec exigence et sincérité, un projet au service de tous ceux qui vivent par le sport.
